Sensibilisation cybersécurité M365 : la méthode en 5 étapes
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23 juillet 2026
Le 1er juillet 2026, Microsoft applique une hausse tarifaire sur ses licences entreprise. Le plan E3 passe de 36 à 39 dollars par utilisateur et par mois (tarif USD catalogue), soit une augmentation de 8 %. Le plan E5 passe de 57 à 60 dollars. Les équivalents en euros varient selon le type de contrat, EA ou CSP : les montants ci-dessous sont exprimés en dollars pour correspondre aux tarifs publiés par Microsoft, et sont à vérifier auprès de votre partenaire revendeur pour les montants facturés en euros.
Parallèlement, Microsoft déploie depuis juin 2026 une nouvelle option de facturation à l'usage pour le stockage SharePoint Online.
Pour un responsable achats IT ou un directeur financier gérant entre 500 et 5 000 utilisateurs, ces deux signaux convergent vers un surcoût structurel prévisible. Comprendre la mécanique de cette facturation avant le prochain renouvellement de contrat, c'est se donner les moyens d'agir avant d'en subir les conséquences :
Ce que votre abonnement Microsoft 365 inclut en stockage SharePoint
Combien coûte un dépassement de quota en 2026
Le pay-as-you-go SharePoint : ce qui change et ce qui reste identique
La vraie variable d'ajustement : le volume de données inutiles
Reprendre le contrôle en moins de 4 semaines avec My Data Management
Le quota de stockage SharePoint d'un tenant Microsoft 365 se calcule selon une formule publiée par Microsoft Learn : 1 To de base par organisation, plus 10 Go par licence utilisateur active (Microsoft, SharePoint Limits Service Description, 2025). Ce stockage est mutualisé entre tous les sites SharePoint du tenant, y compris les espaces Teams.
Pour 500 utilisateurs sous licence E3, le quota total disponible est de 6 To (1 To + 500 × 10 Go). Pour 1 000 utilisateurs, il atteint 11 To. Ce calcul est identique quel que soit le plan, à condition que la licence inclue SharePoint. Les licences F1 et certaines licences Frontline ne contribuent pas au quota mutualisé.
| Plan M365 | Licences | Quota Sharepoint mutualisé |
| E3 ou E5 | 500 | 6 To |
| E3 ou E5 | 1 000 | 11 To |
| E3 ou E5 | 2 000 | 21 To |
Le stockage OneDrive est distinct : chaque utilisateur dispose de son propre quota individuel, indépendant du pool SharePoint. Ce quota est de 1 To par utilisateur sur la plupart des plans E3, E5 et Business Standard, selon la licence attribuée. Il n'entre pas dans le calcul du quota mutualisé SharePoint ci-dessus.
Un point fréquemment ignoré : les comptes OneDrive d'anciens collaborateurs sans licence active continuent de consommer du quota SharePoint mutualisé, même après le départ de l'utilisateur (Microsoft Learn, Manage unlicensed OneDrive user accounts). Ces volumes s'accumulent sur des années dans les organisations à fort turnover sans apparaître clairement dans les rapports d'usage courants.
Cette consommation progresse rapidement. Selon les observations IDECSI sur leur base de clients entreprise (webinaire Gestion du stockage M365, 2024), le volume de données M365 croît de 30 à 40 % par an dans les environnements d'entreprise, une tendance qui s'accélère avec l'adoption d'outils comme Copilot. Un tenant à 80 % de son quota aujourd'hui peut le dépasser dans les 12 à 18 mois sans aucune action corrective.
Pour les abonnements Microsoft 365 hors secteur éducatif, la capacité SharePoint d'un tenant est égale à 1 To de base augmenté de 10 Go par licence éligible, mutualisée entre l'ensemble des sites et espaces Teams de l'organisation (Microsoft Learn, 2025).
Lorsqu'un tenant Microsoft 365 dépasse son quota SharePoint, le comportement par défaut est connu : passage en mode lecture seule, uploads bloqués, création de nouveaux sites suspendue. Ce n'est pas une nouveauté, c'est une règle existante dont l'impact s'accentue à mesure que les volumes de données augmentent. Microsoft met désormais en avant une alternative à ce blocage : le modèle pay-as-you-go (MC1330893), présenté en détail dans la section suivante.
Le prix du stockage excédentaire reste identique, que l'on passe par le complément "Office 365 Extra File Storage" ou par le nouveau modèle pay-as-you-go : 0,20 dollar par Go et par mois. Cela représente 200 dollars par To et par mois, soit 2 400 dollars par To et par an (Microsoft, admin center, 2026).
Pour comprendre l'impact réel, voici un exemple illustratif. Une entreprise de 500 utilisateurs E3 dont la consommation SharePoint actuelle est de 10 To dépasse son quota inclus de 4 To (10 To consommés moins 6 To inclus). À 0,20 dollar par Go et par mois, ce dépassement représente un surcoût annuel de 9 600 dollars (4 To × 2 400 $/To/an).
La formule s'applique à n'importe quelle taille de tenant : surcoût annuel = (consommation réelle en To - quota inclus en To) × 2 400 $/To/an
À ce surcoût de stockage s'ajoute, depuis le 1er juillet 2026, la hausse des licences : +3 dollars par utilisateur et par mois sur le plan E3. Pour 500 utilisateurs, cela représente 18 000 dollars supplémentaires par an. Ces deux postes sont de nature distincte : la hausse de licences touche tous les tenants E3 indépendamment de leur consommation de stockage. Le surcoût de stockage, lui, dépend directement du volume de données accumulées dans votre tenant.
C'est là que réside le levier d'action : la hausse de licences est inévitable, le surcoût de stockage est évitable. Pour comprendre comment les plans E3 et E5 diffèrent sur les fonctionnalités de sécurité et de gouvernance des données, un comparatif détaillé est disponible sur le blog IDECSI.
Le prix du stockage excédentaire SharePoint est de 2 400 dollars par To et par an. La formule s'applique directement à votre consommation réelle. C'est le seul poste de coût M365 2026 sur lequel agir est encore possible.
Microsoft a mis en preview publique en juin 2026 une option de facturation à l'usage pour le stockage SharePoint Online (Microsoft Learn, commerce/add-storage-space, 2026). Ce modèle n'est pas activé par défaut. Il requiert la connexion à un abonnement Azure et une activation manuelle dans le centre d'administration Microsoft 365.
Sans activation du pay-as-you-go, le comportement en cas de dépassement de quota reste inchangé : le tenant passe en mode lecture seule, les uploads sont bloqués et la création de nouveaux sites est suspendue. Avec activation, la facturation démarre automatiquement, mais les alertes de quota sont désactivées et le reporting est décalé de 24 heures.
| Point de comparaison | Sans pay-as-you-go | Avec pay-as-you-go |
| Comportement en dépassement | Mode lecture seule | Facturation automatique |
| Prix du stockage excédentaire | 0,20 $/Go/mois (add-on) | 0,20 $/Go/mois |
| Alerte de quota | Oui, dans l'admin center | Non (désactivée) |
| Plafond de dépense | Fixé par l'achat d'add-on | Aucun |
| Délai de reporting des coûts | Immédiat | 24 heures |
À partir de juillet 2026, Microsoft étend le modèle pay-as-you-go au stockage OneDrive, en preview publique pour les tenants commerciaux hors secteur éducatif et hors environnements GCC. L'organisation qui active ces deux options peut éviter tout blocage opérationnel, au prix d'une vigilance renforcée sur les coûts Azure.
L'option pay-as-you-go pour le stockage SharePoint Online élimine le risque de blocage en lecture seule, mais supprime les alertes de quota et génère une facturation automatique sans plafond, ce qui rend indispensable une surveillance proactive du volume de données stockées.
Avant d'envisager l'achat de stockage supplémentaire ou l'activation du pay-as-you-go, une question s'impose pour les responsables budgétaires : quelle part des données actuellement stockées dans M365 est réellement utile à l'activité ?
Selon les observations IDECSI présentées dans le webinaire Gestion du stockage M365 (2024) et constatées sur leur base de clients entreprise, 25 à 50 % des données stockées dans un tenant Microsoft 365 sont obsolètes ou en double : fichiers dupliqués, versions archivées de documents, espaces Teams de projets terminés, données de collaborateurs ayant quitté l'entreprise. Sur un tenant consommant 10 To, ce potentiel de récupération représente de 2,5 à 5 To.
En reprenant l'exemple illustratif précédent : une entreprise de 500 utilisateurs E3 consommant 10 To (4 To de dépassement) qui récupère 2 To de données inutiles ramène son dépassement à 2 To, et économise 4 800 dollars par an (2 To × 2 400 $/To/an), sans achat d'aucune licence supplémentaire.
Ce levier est actionnable. Selon l'étude IFOP/IDECSI (2024), 85 % des collaborateurs déclarent être prêts à adopter une routine de suppression de données inutiles s'ils disposent des outils adaptés. Le frein n'est pas comportemental. C'est une question de visibilité : les collaborateurs n'ont pas accès à une vue de leurs propres données dans M365, et ne savent donc pas ce qu'ils peuvent supprimer.
Ce contexte s'applique avec une acuité particulière dans les organisations en cours de déploiement Copilot. L'IA de Microsoft accède à l'ensemble des données auxquelles l'utilisateur a accès. Des données obsolètes accessibles à Copilot ne sont pas un problème de stockage : ce sont des risques de sécurité exposés. Les 6 risques de sécurité liés à Copilot Microsoft 365 et les moyens de les maîtriser font l'objet d'un article dédié.
Pour les organisations engagées dans une démarche de sobriété numérique, la réduction du stockage M365 constitue un levier mesurable, directement corrélé à une réduction de l'empreinte carbone numérique.
Sur un tenant Microsoft 365 en dépassement de quota, les données inutiles ou obsolètes représentent le premier levier à activer : chaque To récupéré économise 2 400 dollars par an, sans achat de capacité supplémentaire et sans modification de l'infrastructure.
MyDataManagement est la solution conçue par IDECSI pour optimiser le stockage grâce à des actions concrètes, sans mobiliser des ressources IT supplémentaires. Le processus s'articule en trois étapes séquentielles.

Le diagnostic cartographie l'ensemble du stockage M365 via des tableaux de bord Power BI : sites les plus consommateurs, données dormantes, volumes par département et par type de contenu. Cette vue est disponible en une à deux semaines et constitue la base de décision pour les actions de nettoyage.
Le nettoyage implique directement les utilisateurs. Chaque collaborateur accède à une interface intuitive qui lui indique ses données inutiles et lui permet de les supprimer en quelques clics, sans intervention de l'équipe IT. Les utilisateurs décident et agissent sur leurs propres données. C'est le principe de la responsabilité partagée appliqué à la gestion du stockage. L'IT orchestre et supervise.
La mesure des gains est disponible en temps réel via tableau de bord ROI. Les volumes supprimés, les économies réalisées et la progression vers les objectifs de réduction sont visibles à chaque étape du dispositif.
Les résultats clients parlent d'eux-mêmes. SUEZ a supprimé 110 To de données, soit 23 % de son volume total M365, en 10 semaines. La ville de Cergy-Pontoise Agglomération a éliminé 1 796 risques de partage dès la première campagne, avec 50 % des risques supprimés, et 70 % en deuxième campagne.
Pour les organisations qui souhaitent aller plus loin sur la gouvernance du stockage et des quotas, la méthodologie d'optimisation du stockage Microsoft 365 est détaillée dans un guide complet disponible sur le blog IDECSI.
MyDataManagement réduit le volume de données consommé dans Microsoft 365 sans augmenter la charge de l'équipe IT, en activant directement la responsabilité des utilisateurs sur leurs propres contenus. Des campagnes clé-en-main de 4 semaines produisent un ROI mesurable dès les premiers jours de nettoyage.
Demandez un audit gratuit de votre tenant : estimez votre potentiel de réduction de stockage et votre ROI avant d'acheter de la capacité supplémentaire.
Le quota SharePoint d'un tenant Microsoft 365 est calculé ainsi : 1 To de base par organisation, plus 10 Go par licence utilisateur éligible (source : Microsoft Learn, SharePoint Limits Service Description, 2025). Pour 500 licences E3, le quota total est donc de 6 To. Ce stockage est mutualisé entre tous les sites SharePoint et les espaces Teams du tenant. Le stockage OneDrive de chaque utilisateur est calculé séparément, selon les droits attachés à sa licence.
Le stockage excédentaire est facturé 0,20 dollar par Go et par mois, soit 2 400 dollars par To et par an (source : Microsoft 365 admin center, 2026). Ce tarif s'applique via le complément "Office 365 Extra File Storage" ou via le nouveau modèle pay-as-you-go, en preview publique depuis juin 2026. Pour un tenant dépassant son quota de 5 To, le surcoût annuel atteint 12 000 dollars, auxquels s'ajoutent les hausses de licences E3 et E5 appliquées au 1er juillet 2026. Les tarifs Microsoft en euros peuvent varier selon le type de contrat (EA, CSP) : vérifier auprès de votre partenaire revendeur.
Non. Le pay-as-you-go SharePoint est une option optionnelle, en preview publique depuis juin 2026 pour les tenants commerciaux. Il doit être activé manuellement et requiert la connexion à un abonnement Azure. Sans activation, le comportement par défaut reste le passage en mode lecture seule lors d'un dépassement de quota. Le modèle pay-as-you-go évite ce blocage, mais supprime les alertes de quota et génère une facturation automatique sans plafond de dépense.
Le ROI se calcule sur deux dimensions. Côté budget direct : chaque To de données supprimées évite 2 400 dollars de stockage excédentaire par an. Côté risque : des données mal gérées augmentent l'exposition aux incidents de sécurité, en particulier dans un contexte de déploiement Copilot qui rend toutes les données accessibles interrogeables en langage naturel. SUEZ a supprimé 110 To de données en 10 semaines, soit une réduction de 23 % du volume total M365. Les projets My Data Management incluent un tableau de bord ROI en temps réel, consultable tout au long du dispositif.
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