Copilot Cowork Microsoft 365 : ce qu'il faut savoir en 2026
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Sécurité / IT
05 mai 2026
Environ 80 % des violations de données en entreprise ne résultent pas d’attaques externes sophistiquées. Elles proviennent d’erreurs internes : un partage oublié, un accès jamais révoqué, un groupe Teams laissé en mode public. Dans les environnements Microsoft 365, où Teams, SharePoint, OneDrive et Outlook multiplient les canaux de partage, cette réalité prend une dimension nouvelle. Et avec l’arrivée de Copilot, elle devient urgente.
Au programme de cet article :
Microsoft 365 a été conçu pour simplifier la collaboration. C’est précisément ce qui en fait un terrain fertile pour le sûr partage de données M365. En quelques clics, un utilisateur peut partager un dossier avec toute l’organisation, inviter un prestataire externe sur un site SharePoint, ou transférer des pièces jointes via un lien anonyme accessible à n’importe qui.
Le problème n’est pas l’outil. C’est l’accumulation silencieuse de permissions qui ne correspondent plus à aucune réalité opérationnelle.
Quatre canaux coexistent, chacun avec sa propre logique de permissions : OneDrive pour le stockage personnel, SharePoint pour les espaces collaboratifs, Teams pour les échanges et les canaux de projet, Outlook pour les règles de messagerie et les délégations. Aucun de ces canaux ne donne à l’utilisateur une vue centralisée de ce qu’il a partagé, avec qui, et depuis combien de temps.
L’exposition des données dans Microsoft 365 ne résulte pas d’une seule cause. Elle s’accumule à travers des situations récurrentes que les équipes IT connaissent bien, sans toujours avoir les moyens de les traiter à l’échelle.
Première situation : les accès invités non révoqués. Un prestataire externe intervient six mois sur un projet Teams. La mission se termine, mais l’accès reste actif. Sans processus de revue systématique, ces accès obsolètes s’accumulent et constituent autant de points d’entrée potentiels.
Deuxième situation : les partages internes trop larges. Un lien de type “toute l’organisation” créé rapidement pour partager un document urgent reste actif des années après. Un groupe Teams créé en mode public par défaut rend visible son contenu à l’ensemble de l’annuaire.
Troisième situation : l’accumulation des droits lors des mobilités internes. Lors d’une promotion ou d’un changement de poste, les nouveaux droits sont accordés. Les anciens, rarement révoqués. La surface de risque s’élargit à chaque mouvement RH, sans que personne n’en ait conscience.
Quatrième situation : les partages anonymes sans traçabilité. Un lien anonyme ne requiert aucune authentification. Aucune règle d’identification ne s’applique, aucun accès n’est tracé. Si ce lien est diffusé hors de son contexte initial, les données sont accessibles sans contrôle possible.
Copilot ne crée aucun nouveau droit d’accès. Il respecte strictement les permissions existantes dans le tenant M365.
C’est précisément là que réside le risque. Copilot parcourt l’ensemble des données auxquelles un utilisateur a accès, y compris celles qu’il a oubliées depuis longtemps. Un fichier RH partagé en “toute l’organisation” il y a trois ans, un document de fusion-acquisition accessible à un groupe trop large, un rapport financier oublié dans un espace public : tous peuvent ressurgir en réponse à une requête anodine.
Avant Copilot, l’exposition des données reposait sur une forme de sécurité par l’obscurité. Il fallait connaître l’arborescence, les noms de fichiers, les structures de sites pour accéder à une information. Copilot supprime cette barrière. Une requête en langage naturel suffit pour indexer et restituer instantanément ce que les permissions autorisent.
96 % des entreprises expriment des préoccupations de sécurité liées au déploiement de Copilot. Ce chiffre reflète une prise de conscience réelle : le sujet n’est pas l’outil d’IA, mais l’état des permissions sur lesquelles il s’appuie. Microsoft lui-même recommande, avant tout déploiement Copilot, d’identifier et de corriger les sites surpartagés, en particulier ceux utilisant des liens de type “Tout le monde” ou “Tout le monde sauf les utilisateurs externes”.
Microsoft fournit des outils pour adresser ces risques : les politiques DLP via Purview, les rapports de gouvernance des accès SharePoint Advanced Management, les révisions d’accès Entra ID. Ces dispositifs sont utiles. Ils ont aussi des limites concrètes dans la majorité des déploiements.
La première limite est la centralisation. L’utilisateur n’a aucune interface native pour visualiser l’ensemble de ses partages actifs sur OneDrive, Teams et SharePoint en un seul endroit. La visibilité est fragmentée par service, par interface, par niveau de permission.
La deuxième limite est l’échelle. Les rapports DAG de SharePoint Advanced Management permettent d’identifier les sites surpartagés. Mais traiter manuellement des milliers d’alertes sur un tenant de plusieurs milliers d’utilisateurs n’est pas opérationnel pour une équipe IT de taille standard. Un tenant de 2 000 utilisateurs actifs peut générer plusieurs milliers de configurations à risque : aucune équipe IT standard ne peut absorber ce volume sans outillage dédié.
La troisième limite est la responsabilité. Les outils natifs donnent de la visibilité aux administrateurs. Ils ne donnent pas aux propriétaires de données les moyens de corriger eux-mêmes leurs partages. Or, ce sont eux qui connaissent le contexte : si un accès est encore légitime, si un partage externe est toujours nécessaire, si un groupe peut être fermé.
Reprendre le contrôle sur l’exposition des données Microsoft 365 ne nécessite pas de projet long, coûteux ou paralysant pour les équipes IT. Cela nécessite une approche structurée, en quelques semaines, qui place la responsabilité au bon niveau : celui des propriétaires de données.
Le dispositif DETOX pour M365, développé par IDECSI, repose sur ce principe. Il se déroule en trois étapes sur quatre à six semaines, sans infrastructure à déployer, en mode SaaS.
La première étape est un scan complet du tenant. La plateforme collecte les métadonnées (droits, partages, configurations) sans jamais accéder au contenu des fichiers. Elle évalue le niveau d’exposition des données et traduit les configurations à risque en points d’attention clairs : partages anonymes actifs, groupes publics contenant des données sensibles, accès externes non révoqués, droits trop permissifs hérités de migrations.
La deuxième étape implique directement les utilisateurs. Chaque collaborateur reçoit une notification et accède à son tableau de bord MyDataSecurity, qui liste ses points d’attention. Il corrige lui-même ses partages en un clic, sur les données qu’il connaît le mieux. L’IT supervise et peut lancer des remédiations de masse sur les configurations les plus critiques.
Les résultats sont mesurables. Sur le tenant de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, 3 000 utilisateurs, plus de 800 équipes Teams : 50 % des risques identifiés ont été supprimés dès la première campagne. 70 % lors de la deuxième, six mois plus tard. Entre les deux campagnes, le volume de risques n’a pas augmenté, signe d’une évolution durable des pratiques.
"Grâce à la solution DETOX d’IDECSI, nous avons supprimé 1 796 risques sur nos données lors de notre première campagne. Grâce à son approche user-friendly, les utilisateurs participent pleinement à renforcer la cybersécurité de l’agglomération de Cergy Pontoise"
En moyenne, sur l’ensemble de la base clients IDECSI, les utilisateurs les plus actifs réalisent entre 3 et 7 remédiations lors d’une campagne. Les trois actions les plus fréquentes : suppression d’un accès, changement de propriétaire, suppression d’un partage anonyme.
Et ce n’est pas un audit ponctuel. C’est une hygiène numérique qui s’installe, renouvelée tous les six mois, avec des résultats qui progressent à chaque cycle.
L’exposition des données dans Microsoft 365 est un problème structurel, pas conjoncturel. Il s’est constitué au fil des années, à travers des milliers de décisions de partage banales, jamais réévaluées. Il ne se résout pas par une politique de sécurité supplémentaire posée par-dessus. Il se résout en donnant aux bons acteurs, les propriétaires de données, la visibilité et les outils pour agir.
Avec ou sans Copilot, reprendre ce contrôle est une priorité. Avec Copilot, c’est un prérequis.
Pour évaluer l’état de votre tenant en quelques jours, sans charge pour vos équipes IT, contactez IDECSI pour un audit flash ou inscrivez-vous au prochain webinaire.
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