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Tendances

12 janvier 2022

Green IT et travail hybride : vers un numérique plus responsable

Green IT

Le numérique a été pendant longtemps vu comme une alternative pour une consommation plus responsable, pour autant sa surconsommation peut amener à certaines limites écologiques.

En effet, selon le dernier rapport d’ArchiMag, le numérique mondial représente 4% des gaz à effet de serre.
Par ailleurs, le stockage des données est à lui seul capable de générer des émissions à hauteur de 14 % à l’horizon 2040 (Source Le Big Data)

Pour réduire cette empreinte carbone, la notion de Green IT est apparue pour valoriser les initiatives en faveur du développement durable et lutter contre cette pollution numérique.

Mais alors qu'est-ce que le Green IT ?

Le Green IT représente un ensemble de technologies de l’information et de la communication qui vise à réduire l’empreinte carbone et participe à atteindre des objectifs du développement durable. 


La transition digitale est en cours, favorisant des usages toujours plus numériques, et accélérant le nombre de données quotidiennement, alors comment responsabiliser les entreprises sur les conséquences écologiques de leur transformation ? Quels rôles peuvent-elles avoir pour réduire la pollution numérique ? Comment favoriser le green IT ?

1) Travail hybride : Quels impacts écologiques ?

Une transition digitale réussie…

La pandémie du Covid a accéléré les usages numériques : visio, e-commerce, télétravail, travail collaboratif, cloud….

Grâce au cloud, les entreprises ont pu continuer leurs activités « presque » à la normale en ayant accès aux données depuis n’importe où et depuis n’importe quel device. Il a également permis la fluidité des échanges de données et la continuité du travail collaboratif entre les salariés.

D’un point de vue écologique, l’utilisation du cloud a également permis :

  • La réduction voire suppression du temps de trajets pour aller au bureau
  • La réduction d’utilisation des équipements IT
  • La réduction de la quantité de déchets (moins de papiers)
  • La réduction de copies et de stockage inutile.

Une étude a montré que le passage des applications logicielles traditionnelles On-Premise vers leur équivalent Cloud permettrait de réduire la consommation d’énergie de 87%[1]

Mais certaines limites persistent…

Le cloud, parfois affilié à du green washing [2]  peut apporter une certaine limite à la consommation énergétique des entreprises.

Les data centers sont indispensables pour le stockage de milliards de données cloud. Pour autant, ils consomment énormément d’électricité car ils tournent en continu et sont une grande source de chaleur.

La climatisation et les systèmes de refroidissements représentent 40 à 50% de la consommation énergétique des data centers (Source : planetoscope)

D’autant plus qu’avec l’utilisation exponentielle des outils collaboratifs et du travail hybride, la consommation énergétique risque d’augmenter considérablement au regard de la massification de partages de données et de bande passante nécessaire pour rendre accessible les services 24/7 (visio-conférence Teams, Fichiers SharePoint et OneDrive).

2) Le numérique : quelles responsabilités pour les entreprises

Si internet était un pays, il serait le troisième consommateur d’électricité après la Chine et les Etats-Unis (Source Ademe)

La Responsabilité Numérique des Entreprises, nouvel enjeu de la RSE pour une adoption du Green IT au sein des entreprises

En 2018, La Plateforme RSE a mis en place un groupe de travail portant sur la « Responsabilité numérique des entreprises » (RNE). Il a pu établir de nouveaux questionnements et enjeux sur la responsabilité numérique des entreprises.

La Responsabilité Numérique des Entreprises inclut la notion de :

  • Responsabilité réglementaire liée à la protection des données
  • Responsabilité sociétale relative à la gestion et aux partages de données, à la transformation des modes de travail. [3]
  • Responsabilité environnementaleRNE

Schéma de la RNE          

Les objectifs d’une hygiène numérique selon les principes de la RSE

  • Contribuer à consommer moins d’espace de stockage
  • Sensibiliser à l’empreinte environnementale numérique
  • Contribuer à faire changer les habitudes en matière de transfert de données

La responsabilité numérique : une volonté de plus en plus importante par les collaborateurs

La dimension écologique prend une place de plus en plus importante au sein des entreprises.

85% des salariés indiquent que les entreprises sont à même d’agir en faveur de la cause environnementale tout en favorisant le progrès technologique. [4]

La transition écologique peut s’opérer à tous les niveaux et départements d’une entreprise : RH, Marketing ou encore les équipes IT, en charge de tous les équipements bureautiques, de la gestion et sécurité des données et des logiciels et outils numériques mis en place dans l’entreprise.

Le CRIP a établi un baromètre[5] mettant en avant la volonté de 2/3 des DSI de faire du numérique responsable un enjeu majeur au sein de leurs entreprises, pour autant la collaboration entre équipes IT et RSE reste encore faible. Comme les bonnes pratiques sécurité sur les outils collaboratifs, il reste important de faire des campagnes de sensibilisation auprès des collaborateurs sur les écogestes IT.

Pour cela, il est important d’adopter tout d’abord des actions individuelles pour améliorer la sobriété numérique dans l’usage exponentielle de données cloud.

3) Les bonnes pratiques Green IT pour une hygiène numérique

Afin d’optimiser le temps de chargement de la donnée, il est possible pour un collaborateur de mettre en place quelques bonnes pratiques.

Optimiser la collaboration entre utilisateurs

  • Alléger ses emails : Les mails ont un fort impact sur la pollution numérique même si son utilisation ne cesse de diminuer au profit des outils de communication instantanées et collaborative, comme Teams ou Slack. Il est important de les alléger en compressant les pièces jointes et en favorisant les liens.

Les mails professionnels d’une centaine de salariés sur une durée d’un an revient à 13 allers-retours Paris-New York (source ADEME).

  • Privilégier certains canaux de communication : Dans le cas d’un message à de multiple destinataires en interne, il est préférable d’utiliser les outils collaboratifs comme Teams pour envoyer un message groupé.

  • Optimiser la consommation d'énergie de la visio-conférence : Pour réduire la consommation d’énergie pendant les réunions Teams, il est préférable d’utiliser sa caméra et son partage d’écran seulement quand il est nécessaire. En moyenne, lors de l’utilisation d’outils de vidéoconférence, l’audio couplé au partage d’écran augmente de 14% la consommation énergétique.


    Meeting Microsoft teams

Optimiser le temps de chargement de la donnée

 

  • Mettre des sites en favoris : Une requête Google, c'est à peu près 7 grammes de CO2 émis dans l'atmosphère selon l’INEC. Lors de la visite récurrente d’un site internet, il est intéressant de le mettre directement en favori pour un gain de temps et une réduction de pollution numérique.
  • Utiliser des mots clés pour ses recherches : Lorsque l’on saisit directement l’adresse web dans la barre de navigation, on divise par 4 les émissions de gaz à effet de serre générées. L’utilisation d’un moteur de recherche augmente la consommation énergétique de la requête web. Il est donc important d’utiliser des mots clés clairs et précis lors d'une recherche.
  • Fermer les onglets inutiles : Accumuler des onglets ouverts suite à différentes recherches, sans que nous les utilisions augmente les émissions de CO2 car chaque page se recharge plusieurs fois dans la journée.

  • Utiliser le mode sombre de vos outils collaboratifs : Il est maintenant possible pour de nombreuses applications d’avoir un mode classique et un mode « dark ». Ce mode sombre permet de réduire sa dépense énergétique et de gagner en autonomie de batterie.

Microsoft Teams conversation

Faire une revue de ses données régulièrement

Les documents enregistrés sur les ordinateurs consomment énormément de mémoire et d'énergie et peuvent alors le ralentir, d’autant plus s’ils sont sur le bureau. Chaque collaborateur devrait trier et supprimer les données dont il n’a plus besoin pour gagner en espace et éviter de conserver de la donnée inutile.

  • Vider sa corbeille : De nombreuses données sont stockées dans les corbeilles sans être réellement supprimées. Il est donc important de supprimer régulièrement les données dont nous sommes surs que nous n’aurons plus besoin.

  • Supprimer les dossiers non utilisés : Nous stockons des fichiers qui ne sont plus utiles dans le temps et prenant énormément de place comme les photos ou encore des vidéos. Pour éviter l’infobésité, il est possible de sauvegarder les données utiles de son Cloud sur un disque dur externe à fréquence voulue et de supprimer leur version en ligne.

  • Créer des règles automatiques de suppression : Il est possible de créer des règles automatiques de suppression sur votre boite mail. Cette suppression permet de gagner en espace de stockage de données. Vous pouvez mettre des conditions « If » et « Then » pour affiner votre suppression.

rules inbox outlook

Une responsabilité numérique en marche 

La transition numérique a révélé plusieurs interrogations sur son impact écologique notamment avec l'utilisation du cloud et des outils collaboratifs. Certaines organisations commencent à se pencher sur leurs responsabilités numériques et écologiques.

Le géant Microsoft notamment, qui travaille sur le projet Natick afin de créer des datacenters sous-marins afin de refroidir leurs serveurs de façon écologique.

A plus petite échelle, chaque collaborateur peut participer au dispositif écologique de son entreprise en ayant en tête des bonnes pratiques Green IT pour favoriser la sobriété numérique.

 


 

[1] Etude Lawrence Berkeley National Laboratory and Northwestern University

[2] Méthode marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l'argument écologique de manière trompeuse pour améliorer son image

[3] Stratégie.gouv.fr

[4] Livre blanc « Construire la sortie de crise : quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de l’entreprise ? » réalisé par FreeThinking et Viavoice à l’initiative de Mazars (juin 2021)

[5] Baromètre CRIP et le cabinet TNP centré sur la responsabilité de la DSI dans la stratégie RSE de l’entreprise – 70 entreprises interviewées

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